Le management par l'envie ou l'ascenseur du bonheur.

Parmi les questions régulièrement posées par les DRH lorsqu'il recrute un(e) futur(e) manager(euse), il à celle-ci " Notre structure connaît de grands changements, cela demande un effort soutenu, comment feriez-vous pour maintenir la motivation de l'équipe?"

J'ai longtemps considéré qu'un(e) responsable d'équipe devais avoir une vision, montrer l'impact des changements à coups d'arguments chocs. Qu'il (elle) allait ainsi convaincre et emporter tout le monde.

Aujourd'hui, je pense toujours qu'il est indispensable d'avoir une vision. Mais, je ne pense pas que l'on puisse embarquer l'équipe grâce à de beaux discours.

Non, c'est au (à la) responsable d'équipe de se laisser embarquer dans les belles envies de son èquipe. Rien ne l'empêche, une fois à bord de leur embarcation, de pagayer en rythme et d'atteindre sa propre vision, ses objectifs de départ.


Manager par l'envie demande d'être à l'écoute de ce pourquoi les gens sont là. De ce pourquoi ils viennent tous les jours, vendent leur temps. Cette envie peu être éloignée des objectifs de l'entreprise, des missions du service. Elle n'en reste pas moins notre meilleure alliée.

Le(a) manager(euse) doit mettre en place un cadre propice à l'expression des envies, écouter l'équipe. Il (elle) doit aussi faire preuve de créativité pour rattacher l'envie aux objectifs et missions. Ensuite, il faudra accompagner l'équipe pour transformer cette envie en véritable solution de mise en oeuvre. Et, enfin, valoriser le travail effectué et ainsi donner des motifs de satisfactions propices à faire naître d'autres envies.

Partant ainsi dans un cercle vertueux pour l'équipe autant que pour le(a) manageur(se)


Mettre l'envie au centre de sa pratique managériale permet également de redonner un sens à la fonction de manageur devenue au fil des années sacerdotale. Empilement des responsabilités, demande excessive de productivité, gestion de crises multiples, menée au forceps des changements, multiplication des procédures... sont venus gâcher cette indispensable et noble fonction.

L'envie n'a pas besoin de procédure. Elle ne s'exprime pas uniquement aux heures de bureau, ne se soucie pas des pyramides hiérarchiques et des luttes de pouvoir.



Un citation très juste de Ben

Le management par l'envie permet de placer la personne au centre, "Qu'aimerais-tu réaliser ce trimestre?", "En ce moment, quelle tâche apprécies-tu de réaliser?", "Qu'est ce qui anime les discussions entre collègues ces temps-ci?" La structure, l'entreprise est repoussée au second plan. A un plan qui lui correspond mieux car , n'oublions pas, une entreprise n'est absolument rien sans les personnes qui la compose.



Dans son ouvrage l'Envie une stratégie : quand l'enthousiasme stimule la performance de l'entreprise (Dunod, 2015), Olivier Bas (Vice président d'Havas World Wilde) met en avant que "partir de l'envie permet d'éviter le repli sur soi". Passer par les envies individuelles éloigne le pessimisme qui mine les entreprises françaises.

L'envie est quelque chose de contagieux, quelque chose qui se communique, qui est capable de donner de la légèreté aux tâches les plus rébarbatives, aux projets les plus épineux. L'envie permet de se dépasser. Voila qui est un point positif lorsque l'on considère que la capacité à être productif dépend aussi de l'humeur.


Dans mes anciennes fonctions j'étais partie du principe que nous étions toutes et tous là pour la même raison: accomplir la mission de la manière la plus qualitative possible. Il n'était pas nécessaire d'interroger l'envie, elle coulait de source.

Je suis tombée de haut en entendant l'expression des motivations des équipes. Mon envie de collaborer avec certaines personnes s'est considérablement atténuée.

Ma constance à me former (notamment aux méthodes collaboratives et créatives), à lire, à échanger, à m'interroger m'ont permis de voir que je restais toujours sur ce poste car une envie persistait malgré tout (celle de passer d'un service en retard à un service innovant).

Si moi j'avais toujours envie, se pourrait-il qu'il en soit de même pour les personnes annonçant pourtant attendre uniquement la retraite?...


Il faut savoir ouvrir la boite de guimauves, se regarder dans le fond des yeux et écouter l'expression des envies de l'autre. Retourner ensuite chacun de son coté et utiliser la force que nous a donné ce moment complice pour transformer cette envie en moteur de la mise en oeuvre de la stratégie, des projets, de la mission.

Les choses viendront naturellement, mais voici une petite boite à idèes de techniques que j'espère inspirantes.


Il existe de nombreuses techniques pour développer l'envie, faites votre marché !

Cette nouvelle période de confinement, n'est-elle pas le moment de rédiger la liste de vos envies ?

Portez-vous bien.

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